Il ne s'agit pas ici d'ouvrir un mouvement pour le réviser : cela, laissez-le à un horloger. Mais changer un bracelet, ajuster la longueur d'un maillon d'acier, remplacer une barrette cassée, ou monter un cadran et des aiguilles sur un calibre neuf sont des gestes simples, qui ne demandent que le bon outil et un peu de lumière.
Deux familles cohabitent sur cette page. La première relève de l'entretien courant. Une pince à barrettes comprime le petit ressort qui retient le bracelet et le libère sans rayer les cornes, ce qu'un tournevis détourné de son usage fait rarement proprement. Un jeu de tournevis de tailles graduées évite d'abîmer les têtes de vis, toujours plus tendres qu'on ne le croit. Des barrettes de rechange coûtent quelques euros et évitent de perdre une montre en chemin le jour où l'une d'elles cède. Vous trouverez aussi une loupe de date (cette petite lentille qui agrandit le guichet du calendrier) et de quoi nettoyer sans rayer.
La seconde famille est celle du montage. Un porte-mouvement cale le calibre parfaitement à plat et l'isole de la table : c'est le premier outil à acheter avant tout projet de mod, parce qu'un mouvement manipulé à la main garde ensuite les traces de doigt sous le fond transparent. Une base de pressage encaisse la pression verticale au moment où l'on enfonce les aiguilles : c'est le geste le plus délicat du montage, et une aiguille posée de travers laisse sur le cadran une trace circulaire définitive. Un enrouleur de ressort de barillet, enfin, pour ceux qui vont plus loin que l'habillage.
Le choix se fait sur le calibre : porte-mouvements et supports sont déclinés par famille de mouvements, et un mouvement mal calé dans un support trop large bascule au premier appui.